Quelques mots à propos de la truite...

Ouverture 2017

Tête plombée

Ça y est, on en voit le bout, une fois le cap de l’avant dernier mois passé une joie et une folie incontrôlable s’emparent de nous. Dans quelques matins, il faudra être le premier au bord de l’eau pour pêcher celle que l’on attend depuis 5 froids et longs mois.

Ils auront été, pour le pêcheur, l’occasion d’aller voir la truite s’effréner à se reproduire, il peut tirer quelques magnifiques clichés qu’il regardera jusqu’a l’ouverture, envieux et impatient. Cette trêve, que l’on appelle malheureusement une fermeture, peut être aussi un moment pour refaire le plein des mouches. Se remettre à l'étaux, croyez moi, fais oublier le temps mort.

Les leurristes, quant à eux, recomptent continuellement leurs leurres, graissent leurs moulinets, affutent les hameçons et s’extasient devant leurs petits leurres qui se déhancheront dans le courant très prochainement.

Avec toutes ces jubilations et ces pensées arrive la mi-février, et une question commence à venir à la tête… « Comment vais-je aborder l’ouverture ?! ».
Je dis la mi-février car l’ouverture n’est plus que dans 3 semaines, et donc selon la neige qu’il y a sur les massifs ou tout simplement la température extérieure, il faudra modifier sa pêche. La morphologie du ruisseau, la fonte des neiges, l’altitude, s’il coule au milieu de gorges froides ou s’il est calme et plat, sont pour moi des facteurs incontournables et qu’il faut prendre en compte pour réussir son ouverture.

Assez parlé, passons à l’aspect technique de la chose :

Connaissant par cœur le ruisseau que je pêcherai le jour J, je privilégierai la pêche au leurre, car il offre de beaux trous et une suite de petites cascades très sympathiques. Ce ruisseau n’étant vraiment pas large : 1m50 en moyenne, il n’offre bien sur aucun plat ou radier où il est possible de pêcher au poisson nageur. C’est pourquoi je pêcherai au leurre souple, avec de petites têtes plombées de 0.8 à 1.5 g. Les poissons dépassant rarement 30 cm, je ne passerai pas au-dessus des 2 pouces en taille de leurre souple. Les coloris naturels seront de rigueur car les trous étant petits, il faut que la truite morde dans les premières secondes, d’où l’intérêt d’avoir des leurres ressemblants, de façon à ce que la truite ne se pose pas de questions…
Selon la température de l’eau (qui sera froide de toute façon), j’adapterai l’animation : lancé ramené en linéaire doucement si l’eau est très froide, si l’eau est un peu plus chaude que d’habitude une animation en dent de scie ou en stop and go sera un bon choix.

Truite fario de ruisseau

La pêche au toc est la pêche que je considère comme la plus sûre à l’ouverture. En effet, les truites sont fatiguées et n’ont pas forcément la force de suivre un petit leurre. Dans ce cas, rien de mieux qu’un ver ou une teigne !
En début de saison je préconise plutôt l’utilisation de vers de terre. Je m‘explique. A cette saison, les cours d’eaux sont souvent chargés à cause des pluies précédentes, or les vers respirent par les pores de leur peau. L’eau pénétrant dans la terre les force à remonter à la surface pour éviter qu’ils se noient. Arrivant à la surface, l’eau qui ruisselle sur les berges les emporte et les fait glisser dans la rivière. Voilà pourquoi le ver est une esche de circonstance à cette période là et pendant les périodes de pluie.
La plombée est un côté un sombre de la pêche au toc. En effet elle est primordiale dans cette pêche car elle permet d’accéder à des postes recherchés ou d’avoir une vitesse de dérive variable. Le problème est que la plombée demande une connaissance technique accrue ; des années d’expériences sont nécessaires pour avoir un équilibrage parfait de la plombée

Nymphes pour le toc

La pêche à la mouche est celle que je qualifierais de plus difficile à exercer en période d’ouverture. En effet, l’absence quasi-totale d’insectes en fait toute sa difficulté ! L’adaptation et la remise en question sont obligatoires. L’observation du milieu et sa connaissance, la réalisation et le choix des mouches assurent la réussite de sa pêche. Comme il n’y a pas d’insectes bien définis, il faut pêcher avec des mouches qui n’imitent rien en n’imitant tout (palmer etc…).
La pêche en nymphe est l’option la plus adaptée par temps froid ! Les premières éphémères n’arriveront que mi-avril, début mai.

Tom

Nous abordons maintenant le troisième et dernier grand thème de cet édito. Comme vous devez sûrement le savoir, les truites sortent d’une période de reproduction très éprouvante pour elles ; elles sont minces et fatiguées. Durant cette période de jeûne et de reproduction, elles viennent déposer leurs œufs sur des endroits bien définis, souvent en fin de courant ou sur des gravière où l’eau ne coule pas trop fort mais où l’endroit est quand même oxygéné !
Fin février début mars, les œufs éclosent et de minis alevins naissent. Ils ne sont pas encore autonomes, le sac vitellin permet de les nourrir et de les maintenir en vie. Pour se protéger, ces futures truites vont se cacher sous les graviers de la frayère, d’où l’importance de NE PAS MARCHER DANS L’EAU, jusqu’à minimum fin mars !
A l’ouverture, le milieu est un biotope tout à fait différent de celui que l’on a quitté en octobre (ou septembre pour ceux qui ne vivent, tout du moins, pas en Savoie). La rivière a subi beaucoup de modifications. Comme évoqué précédemment, les truites se sont reproduit, des crues ont peut être modifiées le faciès de la rivière, les insectes ne sont pas totalement présents, hormis quelques heptageniidaes ou gammares.

Donc, pour faire une rapide conclusion, la connaissance du milieu est pour moi le pilier principal dans la pêche, l’adaptation est aussi une priorité. Adaptation de la plombée, de l’esche, de la mouche ou du leurre. L’ouverture n’est pas seulement l’occasion de retrouver les truites mais aussi celle de retrouver les copains au sein d’une passion commune.

Cet édito est maintenant fini. Je vous remercie de l’avoir lu et je remercie l’équipe TER de m’avoir proposée de l’écrire !

En quelques mots, « bonne saison truite, faites plier les cannes et chanter les moulinets mais surtout respectez le poisson ! »

Tom

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Ouverture 2017, prudence

ruisseau gelé de Savoie

L’ouverture de la truite en première catégorie approche à grand pas, et à en voir l’activité sur les réseaux sociaux, sites de pêche et forum consacrés à la truite, l’engouement pour l’ouverture reste intact !

Cette année, la rigueur de l’hiver, le déficit important en eau et ce qui pourrait encore arriver d’ici l’ouverture doit nous mettre en alerte, nous les arpenteurs de berges. Les frayères des truites ont déjà été mise à mal par ce manque d’eau, voir même misent à sec, le gel à très certainement ralenti le développement des alevins qui est directement lié à la température de l’eau, il est donc impératif de ne pas marcher dans l’eau ! La protection de ce qui peut l'être encore est une priorité absolue pour le pêcheur !

Il est pourtant simple de pêcher depuis la berge, les truites à l’ouverture se trouvant bien souvent le long de celles ci, dans le calme, et si la traversée du ruisseau doit être faite, poser les pieds sur les gros blocs assure le respect des frayères qui peuvent encore abriter des alevins à résorbion vitelline.(cf:Voir ici)

Si chacun des truiteux est capable de respecter son lieu de pêche, l’ouverture sera une réussite, quel que soit la technique utilisée ou les pêcheurs rencontrés.


Bonne ouverture à tous !


Le Pétsu

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