La plombée pour la pêche au toc

Plombées pour le toc

La question de la plombée tracasse souvent les pêcheurs. Le souci de la perfection, de la façon de faire dériver son appâts dans les veines d'eau et bien sur de la réussite dans la prise de poisson, réunissent des conditions qui nous amènent à réfléchir sur nôtre façon de plomber.
Nous pouvons prendre en considération trois types de pêche, ou du moins trois configurations différentes. La première étant la pêche en ruisseaux, des eaux souvent maigres et peu violente, la seconde étant les torrents ou l'eau est tumultueuse et rapide avec des trous d'eau plus ou moins profonds, et enfin la rivière, peu importe sa taille son courant est relativement régulier sur toute la largeur, seule la hauteur de la lame d'eau influence sur la vitesse du courant en fonction du fond, mais nous reviendrons sur cette configuration plus tard.
Occupons nous des plombées destinées aux ruisseaux et torrents, une des meilleures école pour la pêche au toc.

La pêche en ruisseau :

C'est une pêche rapide ou tous les " coups " susceptibles d'abriter des truites sont prospectés. Les ruisseaux n'ont pas des hauteurs d'eau importantes, la plombée devra donc se situer assez prêt de l'hameçon pour que l'esche soit rapidement pêchante, et surtout pour ne pas la voir remonter en surface au moindre remous. Les plombs suivants seront peu lourd et assez prêt les uns des autres. Bien souvent les truites prennent l'appât dés son entrée dans l'eau, elles sont attentives et opportunistes, mais parfois une " dérive " de un ou deux mètres est nécessaire, c'est ici que la plombée doit coller l'appât sur le fond.

Un modèle de plombée comme celui présenté ci dessous, en adaptant bien sur la taille des plombs, mais bien souvent un N°9 ; puis un N°8 et enfin 2N°7. Le premier plomb, dit plomb de touche est à environ 5/6 cm de l'hameçon, le second 3 cm plus haut puis les plombs suivant se trouve à 1 cm du précédant.

La pêche des torrents :

Une multitude de coups à pêcher, tous aussi différents les uns que les autres, des rapides, des chutes, des plages, des amortis, toute la pêche de la truite concentrée dans ces torrents. C'est tout d'abord une pêche d'observation et de logique, une plombée qui devra traverser un courant de surface sera totalement différente qu'une plombée destinée à pêcher un calme, différente dans la disposition, sans pour autant changer radicalement le poids. Jusqu'à présent, on changeait souvent le poids de la plombée en ajoutant ou en enlevant un ou plusieurs plombs, mais en les déplaçant, on peut obtenir le même résultat, en gagnant du temps puisque que nous n'avons pas à enlever ou remettre des plombs. Pour comprendre cette façon de déplacer la plombée, imaginez le parcours de l'eau au travers de tous ces blocs, roches et galets, des courants violents, des contres courants, des amortis, des plages avec un courant régulier etc etc. Si nous suivons l'école traditionnelle, nous devrions ajuster la plombée à chaque coup pêché, ou ne pêcher qu'un type de poste, ce qui n'est bien sur pas envisageable. Ici, la présentation avec l'appât avant la plombée est une utopie, il faut garder en tête que c'est l'appât que la truite doit voir, et même si la plombée passe avant l'esche, pas de souci, la truite se saisira de l'appât, pas des plombs !

Les plages elles auront un plombée de type plus étalée, le courant est plus régulier sur toute la hauteur, même si l'on considère que le courant de surface est plus rapide que celui du fond, qui est freiné par le substrat et les blocs (pour simplifier la chose) Le premier plomb est à une dizaine de centimètres de l'hameçon, puis un plomb 5 cm plus un à 2 cm puis le reste tous les centimètres.

Les courants, le problème est de traverser rapidement la couche de surface pour pêcher sous ce courant, là ou l'eau est moins violente, il faudra regrouper la plombée pour avoir une plombée massive qui traversera aisément cette première couche pour présenter vôtre appât à la truite, si la plombée était étalée, elle n'aurait pas traversée le courant et l'appât serait resté trop haut.

Les chutes sont les plus difficiles à pêcher, trop de poids et c'est au fond et c'est l'accroc, trop peu de poids et l'appât virevolte en tous sens et ne sera certainement pas pris par la truite. La plombée ressemble à celle utilisée pour les courants, mais on peut ajouter une chevrotine pour percer la surface, placée suffisamment haut, elle ne gêne pas l'évolution de l'appât et permet de sonder ces bouillon (ou blanc) dans des conditions optimales.

Comme nous pouvons le voir, la taille des plombs ne varie pas, seul leur disposition et éventuellement leur nombre change, ce qui permet une prospection rapide des posts tout en pêchant efficacement. L'observation et le bon sens font le reste…

Xavier HUDRY

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